« Je ne croirai qu’à un Dieu qui danse » - Nietzsche -
J'ai d'abord fait mes classes à Paris. J'assistais, plutôt en "roadie", en essayant d'être habile à toutes les manoeuvres, le film "Blow Up" faisait la"Une" des murs parisiens et des journaux.
J'ai débuté au Pentax (Asahi). Les flous n'étaient pas tous voulus mais ils étaient généralement bien acceptés, surtout par moi-même (j'ai du caractère).
Et puis j'ai fait autre chose ; et autre chose encore ; et plein d'autres choses. Il n'y a pas longtemps, j'ai dû me remettre à la photographie. Fatalement le numérique m'attendait au détour. Fuji par exemple dont j'avais (presque) oublié le nom. Olympus E10, sur quoi je me suis refait le tact du clic.
Et puis, dernièrement, il m'est poussé un magique Nikon D1X au bout du doigt shooteur. Vous savez, celui qui joue en direct avec l'inconscient du conscient (faut suivre : mais la photo ça flashe à ce niveau intermédiaire à la fois insensé et ultra voulu). Je photographie donc. Et pas pour de rire cette fois-ci.
A plus de cinquante ans, j'apprends à désapprendre en m'étonnant. Je traque le carnaval à Nice, la F1 à Monaco et tous les événements qui font notre Côte d'Azur.
Je visite en arpentant ma ville de Nice en regardant en l'air, le poète niçois Louis Nucéra me le conseillait : c'est par-là que les anges de la baie, en mal de fixation gravitent.
Un jour, au détour d'un bar sur le marché au fleurs, j'ai rencontré Jean-Michel Bouvron, aujourd’hui Maître de ballet à l'Opéra de Nice… ancien danseur, premier compagnon de Jorge Donn… l'ange virevoltant, le démon de Béjart…l’art et l'artiste absolu.
Depuis cette rencontre, dans les coulisses, je traque… l’homme et la femme « papillons » qui volent vers les cintres, l'insaisissable vibration d'une pose, et j’essaye d’accueillir cette crispation domptée qu'est un sourire d'étoile.